la meute. Plusieurs membres un esprit unique. la symbiose de plusieurs individus, tous différents et unique mais liés les uns aux autres. l’esprit de la meute est inscrit dans l’esprit de chacun de nous, mais il faut savoir écouter pour le trouver.
chapitre 1
je me faufilait discrètement par la fenêtre que je venais de forcer et me glissait derrière les longs rideaux rouges mangés aux mites. la lune éclairait la pièce d’une douce lumière argentée. le sol de la pièce était couvert de tapis poussiéreux, trop lourdement décorés, et aux couleurs criardes. les murs, sur lesquels étaient accrochés des chandeliers éteints, étaient couverts de tentures. Dans la cheminée, il n’y avait que des braises encore rougeoyantes qui diffusaient une douce chaleur. La chambre était meublée uniquement d’une commode de bois massif et d’un grand lit à baldaquin dont les rideaux rouges, miteux, étaient tirés. Je me détournais de la commode et me dirigeais vers le lit, avec souplesse, silencieusement, tel une ombre. D’un mouvement souple du poignet, je fit apparaître une courte dague de ma manche de cuir. arrivée devant le lit, je me baissait avec grâce et me glissait entre les rideaux sans même les faire bouger. telle une ombre dans l’obscurité, je me redressait et me penchait au dessus de l’homme endormis. je sentis son souffle me caresser le visage et je perçus le lent souffle du sommeil. mon cœur s’accéléra. l’homme étendu devant moi, silencieux, calme, inconscient du danger; moi, tendue comme la corde d’un arc, ma dague a la main, la mort personnifiée. Cette impression de toute puissance m’excitait.
Un vif mouvement du bras, un soubresaut, un petit cris surpris étouffé par ma main, un soupir, une tache sombre qui s’étend sur le drap blanc; je ne suis plus là. la pièce est vide, seul gît le corps de l’homme égorgé dans son lit, son oreiller blanc imbibé de sang vermeille.
Étendue dans l’herbe en haut d’une colline, les yeux rivés sur le ciel étoilé, je souriait. les battements de mon cœur reprenant un rythme normal, je senti mon excitation s’effacer peut à peux pour laisser place à un calme détendu, un délicat bien-être. chaque fois c’était la même chose. chaque fois que je tuais, je ressentais cette excitation, ce plaisir qui me laissait calme et rêveuse lorsqu’il s’en allait. Dans quelques instants ils viendrais me trouveraient. Je le savais, je le sentait au fond de moi, dans ma tête, dans mon cœur, ils me cherchaient. Cette douce certitude me rassurait. Ils étaient ma famille; ils étaient mes amis; ils étaient ma Meute.
Je senti un léger souffle de vent sur mon visage. Je me redressais. Ils étaient là; onze hommes et femmes, vêtus de cuir noir, leurs yeux rivés sur moi. Je me levais avec grâce, un léger sourire aux lèvre.
- bienvenue, Erilys. Me dit Percian. Un homme grand, aux yeux noirs et aux cheveux de jais.
-Merci Percian. Rentrons chez nous.
Nous nous baissâmes tous d’un seul mouvement. Notre image se brouilla et quelques instants plus tard, douze loups couraient au flanc de la colline. A leur tête, un loup d’or.
J’étais grisée par la vitesse de notre course dans la nuit. Le vent glacé dans mes longs poils de bronze et de sable. Enfin, je la vit devant moi, la forêt des maudits, aux arbres immenses au feuillage épais et sombre. Je ralentis l’allure et attendis que les autres fussent à mon niveau pour m’engager dans l’obscurité du couvert des arbres. Nous reprirent notre forme humaine, lorsque l’on parvint au cœur de la forêt, dans une clairière au milieu de laquelle se dressait le manoir. C’était une immense bâtisse de pierre blanche dans laquelle nous vivions. Notre meute est constituée de douze membres. Je me nomme Erilys; je suis la plus jeune de tous; j’ai les cheveux blonds et les yeux d’un vert vif et le regard pénétrant. les autre membres sont: Percian, il est en quelque sorte le dominant; Jariha, une jeune femme brune aux grands yeux bleus brillants et au sourire charmeur. Elle était amoureuse de Wirio, un jeune homme aux cheveux blonds, les yeux bruns, et le regard franc. Il y avait aussi Syllah, les cheveux couleur du bois, les yeux noirs, elle était la sœur de Percian et de Brioris qui était lui, le portrait craché de son frère, bien que un peut plus petit. Jiehys, une jeune femme brune et Sireal un jeune homme dont la joue était barré d’une cicatrice, étaient inséparables. Ils exécutaient leurs missions ensembles, et leurs esprits étaient tellement proches qu’ils n’avaient pas besoin de se parler pour se comprendre. Cerhia était une jeune femme magnifique aux cheveux roux et aux yeux bleus. Trierae était de loin le plus beau, avec ses yeux bruns et ses cheveux d’ambre. Braerik était le guerrier de la meute. Le crâne rasé, les yeux gris, et le corps musculeux. Callia, ma grande sœur, avait des cheveux de jais et des yeux bleus. mis à part la couleur des yeux et celle des cheveux, nous étions en tout point identiques.
Nous étions des Maudits. Des assassins ayants la capacité de prendre une forme animale.
nous pénétrâmes dans le manoir et je montais dans ma chambre. je m’assis devant le miroir et à l’aide d’une serviette humide, j’entrepris de nettoyer le sang qui maculait mes bras et mon visage. Quand ce fut fait, j’essuyait ma dague avant de la ranger a sa place dans ma manche. Quand j’eus finit, je me levais et allait m’étendre sur mon lit. je fermais les yeux et m’endormis immédiatement.
je me réveillait en sursaut. un simple regard autour de moi me suffit pour voir que nous étions en plein milieu de la nuit et que quelque chose clochait. je me levais, et sorti de ma chambre. dans le couloir, je vis Percian et Wirio. Eux aussi avaient étés réveillés. On monta tous trois aux étages supérieurs pour réveiller les autres. Mais nous n’eurent pas besoin. Ils étaient déjà tous levés. Un silence pesant était brutalement tombé sur la forêt comme une chape de brouillard épais. C’était ce silence étrange qui nous avait réveillé. nous descendîmes au rez-de-chaussée sans le moindre bruit ni le moindre échange de parole. Aucune lumière ne fut allumée. Nous n’en avions pas besoin. On se regroupa dans la grande salle. Chacun avait sortit ses armes. La tension était presque palpable dans le manoir. Percian se retourna et dit dans un imperceptible murmure “nous sommes encerclés”. Un frisson me parcourut. Qui avait bien pût pénétrer dans la forêt? Mais surtout, qui se risquait à venir attaquer les plus redoutables assassins sur leur propre terrain? Jamais personne n’avait osé pénétrer dans la forêt des maudits. Et pourtant, il y avait bien quelqu'un dehors, et ce quelqu’un ne leur voulait pas du bien. Sans avoir besoin de se concerter, on se sépara et, comme des ombres, chacun se fondit dans les ténèbres de la pièce, si quelqu’un était entré à ce moment dans la pièce, il n‘aurait vu qu‘une pièce vide. Chacun se dirigea vers une fenêtre pour essayer de distinguer quelque chose dehors. Quelques instant plus tard, j’entendis la voix de Wirio.
-J’ai crus voir quelque chose dehors mais je ne suis pas sûr. Ce n’est peut-être rien, mais on ne sais jamais. Et vous?
tous répondirent qu’ils n’avaient rien vus. Les muscles tendus à craquer, j’observais les arbers obscurs dans l’espoir d’apercevoir quelque chose. Il n’y avait rien, une légère brume commençait à s’installer ce qui ne risquait pas de nous faciliter la tâche. des frissons me parcouraient le corps. Pour la première fois de ma vie, je ressentis de l’angoisse. J’avait toujours été celle qui traquait; et aujourd’hui, les rôles étaient inversés, et j’avais peur. Mais j’avais eut un entraînement à toute épreuve et je gardais mon sang froid. Soudain, entre les arbres, je vis un mouvement. 9a n’avait duré qu’un instant mais j’en étais certaine, il s’agissait bien d’un homme. Il se déplaçait avec souplesse et une vitesse surprenante qui trahissait un grand entraînement.
-Il y a quelqu'un dehors. murmurais-je. Un homme assez grand. Il est entraîné et se déplace très vite. Et je ne crois pas qu’il soit seul.
- Et d’après toi, ils sont combien? me demanda une voix que je reconnus comme celle de Cerhia.
-ils sont sûrement douze. Ils ont dus créer une élite d’hommes à notre image pour pouvoir se débarrasser de nous.
-ça se tien. murmura Trierae.
-Si ils sont entraîné pour nous combattre, ils doivent avoir être redoutables et nous risquons d’avoir des difficultés à nous en débarrasser. Je ne veux risquer aucune de nos vies. nous nous occuperons d’eux lorsque nous serons en position de force, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Passons par le tunnel et partons.
chacun de nous acquiesça. on pris la direction de la cuisine. au fond de la salle, à côté d’une lourde étagère en bois de hêtre, se trouvait une porte sombre au lourd levier de fer forgé. Percian s’avança et ouvrit la porte, sans le moindre bruit. nous nous glissâmes silencieusement par l’entrebâillement. mais au moment ou je disparaissait à mon tour dans les ténèbres, je fus certaine d’entendre la porte du grand hall s’ouvrir dans un bruit sourd. Une impression de panique m’envahit. Je voulut me mettre à courir; m’enfuir le plus loin possible. J’inspirait profondément et aussitôt, je sentit mon courage revenir, telle une grande vague de chaleur. je voulais fuir? et bien c’était exactement ce que nous étions entrain de faire. je fermais la porte en douceur, sans bruit, puis je descendit les quelques marches et je retrouvais mes compagnons qui m’attendaient, devant un trou béant au fond d’un coffre. nous nous glissâmes dans le tunnel chacun notre tour, sans précipitation, pour éviter de faire le moindre bruit. le tunnel était étroit et la seule manière de se déplacer dans ce petit conduit était de ramper. je détestais cette impression d’oppression que provoquent les endroits clos et étroits. ma respiration s’accéléra mais je continuais de progresser calmement, la boue grasse me ralentissant considérablement, collant sur mon visage et mon corps, entrant dans mes vêtements, par tous les interstices. je ne sais pas combien de temps nous avons rampés ainsi, dans la boue et l’obscurité; j’avais perdu la notion du temps. Mes bras me lançaient, et mes épaules étaient douloureuses. la boue dans mes vêtements de cuir m’irritait. l’air était chaud et lourd et je n’entendais que le souffle difficile de mes compagnons, certainement aussi épuisés que moi. Enfin, je sentit une légère brise sur mon visage couvert de boue. je poussais un soupir de soulagement et je me remis en route, de nouveau pleine d’entrain. Quelques instants plus tard, je pus distinguer le bout du tunnel. Il faisait encore nuit dehors. arrivée au bout, je me relevais enfin, courbaturée et couverte de boue de la tête aux pieds.
-Bien, dit Percian; nous sommes sortis du tunnel et du manoir mais nous ne sommes pas encore sortis d’affaire. Partons de la forêt. Nous reviendrons dans quelques mois, lorsque nous serons sûr que nous sommes hors de danger. En attendant, allons nous en. je ne pense pas que ces hommes sont stupides. Ils ont sûrement découverts notre tunnel à l’heur qu’il est. Ils ne doivent pas êtres loin derrière nous.
-Lorsque nous sommes entrés dans la cave, je suis certaine d’avoir entendue la porte d’entré du grand hall s’ouvrir. dis-je.
-Je l’ai entendu aussi. Dit Callia.
-Bien. Alors ils ne sont sûrement pas très loin. dit Syllah.
-Mais qui sont-ils? demanda Wirio.
-Pour l’instant nous l’ignorons, mais dès que nous serons en sécurité, nous ferons notre enquête, puis, nous aviserons. répondit Percian.
-Et bien moi, je plein celui qui est à l’origine de tout çà. Dit Braerik.
-bien, alors allons-y! dis-je.
nous bondirent tous d’un seul mouvement, comme une seule entité. Notre image se brouilla, et nous prirent l’apparence de loups, couverts de boue. Mes muscles étaient douloureux, et je me dit que si je ne m’arrêtait pas pour boire dans les minutes qui suivait, j’allais tomber raide. Aussi, lorsque Percian nous accorda une pause, je me jetais avidement dans le ruisseau qui coulait près de là. Brioris vint se placer près de moi pour boire. J’entrais dans le cours d’eau pour me nettoyer de la boue qui me collait les poils, bientôt suivie par le reste du groupe. enfin, je sortis de l’eau, toujours suivie de Brioris. Je m’ébrouais pour me sécher, et m’allongeais dans les feuilles mortes au pied d’un arbre, les feuilles d’or en harmonie avec le miel de ma fourrure. J’étais sur le point de fermer les yeux, lorsque soudain, j’entendis un sifflement et vis Brioris s’écrouler. Je me levais d’un bon en poussant un cri de surpise. Les autres accoururent auprès de moi. Aussitôt, une pluie de flèche nous tomba dessus. je les évitait tant bien que mal, et parvint a arriver près de Brioris. Mais il était déjà trop tard, il était mort. Sans un cris, d’une seule flèche dans le poitrail qui l’avait pris par surprise. Avait-il eut le temps de comprendre ce qui lui arrivait avant de mourir? Quelle avait été sa dernière pensé avant le néant insoluble de la mort? quelle avait été la dernière chose que ses yeux avaient vus avant le noir glacé de la mort? Je ne pourrais jamais répondre a aucune de ses questions.
- Viens Erilys! Tu ne peux rien faire pour lui! sauve toi! me cria Callia. Je revint à mes esprits, et après un dernier regard au corps de Brioris qui, petit à petit avait repris forme humaine et semblais me regarder des ses grands yeux noirs, calme, presque attendri, je fis demi-tour et parti aussi vite et aussi loin que je le pus. Mais soudain, une douleur aiguë me pris dans la cuisse. Je m’effondrais, ma jambe droite refusant de me soutenir. Je fis un roulé boulé dans les feuilles et sentit la pointe de la flèche s’enfoncer plus profondément dans ma cuisse. Mon sang rouge maculait mon pelage d’or. Incappable de me relever, je vis les autres courir, s’éloignant petit à petit de moi. A tout moment, je m’attendais à recevoir la flèche fatale qui ne venait pas, faisant monter mon angoisse. Terrorisée, je poussait un long hurlement de désespoir. Je vit les autres s’arrêter net et se retourner. Je vis Callia, Percian et Braerik revenir en courant, les autres restant en arrière, hors de porté des flèches. Je vis les trois loups éviter avec agilité la pluie de flèches qui leur tombait dessus. Braerik s’arrêta près de moi et repris forme humaine tandis que je voyais Callia et Percian continuer leur couse en zigzagant entre les flèches pour atteindre les archers. La douleur me fit reprendre forme humaine; et tout ce dont je me souviens, c’est de Braerik me prenant dans ses bras puissants, me soulevant du sol et repartir en courant. Er je sombrais dans les limbes de l’inconscience.
j'ai adoré!!! c'est trop bien!!! exactement ce que j'aime lire!!! et je suis impatiente de lire la suite!!!
J'écris moi aussi un roman et j'apprécie donc à sa juste valeur la qualité du travail qu'il a du te falloir pour écrire ce magnifique texte !!! Plein d’imagination, de suspens et de rêve !!! Félicitation !!!
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