Posté le 16.01.2008 par erilys
la meute. Plusieurs membres un esprit unique. la symbiose de plusieurs individus, tous différents et unique mais liés les uns aux autres. l’esprit de la meute est inscrit dans l’esprit de chacun de nous, mais il faut savoir écouter pour le trouver.
chapitre 1
je me faufilait discrètement par la fenêtre que je venais de forcer et me glissait derrière les longs rideaux rouges mangés aux mites. la lune éclairait la pièce d’une douce lumière argentée. le sol de la pièce était couvert de tapis poussiéreux, trop lourdement décorés, et aux couleurs criardes. les murs, sur lesquels étaient accrochés des chandeliers éteints, étaient couverts de tentures. Dans la cheminée, il n’y avait que des braises encore rougeoyantes qui diffusaient une douce chaleur. La chambre était meublée uniquement d’une commode de bois massif et d’un grand lit à baldaquin dont les rideaux rouges, miteux, étaient tirés. Je me détournais de la commode et me dirigeais vers le lit, avec souplesse, silencieusement, tel une ombre. D’un mouvement souple du poignet, je fit apparaître une courte dague de ma manche de cuir. arrivée devant le lit, je me baissait avec grâce et me glissait entre les rideaux sans même les faire bouger. telle une ombre dans l’obscurité, je me redressait et me penchait au dessus de l’homme endormis. je sentis son souffle me caresser le visage et je perçus le lent souffle du sommeil. mon cœur s’accéléra. l’homme étendu devant moi, silencieux, calme, inconscient du danger; moi, tendue comme la corde d’un arc, ma dague a la main, la mort personnifiée. Cette impression de toute puissance m’excitait.
Un vif mouvement du bras, un soubresaut, un petit cris surpris étouffé par ma main, un soupir, une tache sombre qui s’étend sur le drap blanc; je ne suis plus là. la pièce est vide, seul gît le corps de l’homme égorgé dans son lit, son oreiller blanc imbibé de sang vermeille.
Étendue dans l’herbe en haut d’une colline, les yeux rivés sur le ciel étoilé, je souriait. les battements de mon cœur reprenant un rythme normal, je senti mon excitation s’effacer peut à peux pour laisser place à un calme détendu, un délicat bien-être. chaque fois c’était la même chose. chaque fois que je tuais, je ressentais cette excitation, ce plaisir qui me laissait calme et rêveuse lorsqu’il s’en allait. Dans quelques instants ils viendrais me trouveraient. Je le savais, je le sentait au fond de moi, dans ma tête, dans mon cœur, ils me cherchaient. Cette douce certitude me rassurait. Ils étaient ma famille; ils étaient mes amis; ils étaient ma Meute.
Je senti un léger souffle de vent sur mon visage. Je me redressais. Ils étaient là; onze hommes et femmes, vêtus de cuir noir, leurs yeux rivés sur moi. Je me levais avec grâce, un léger sourire aux lèvre.
- bienvenue, Erilys. Me dit Percian. Un homme grand, aux yeux noirs et aux cheveux de jais.
-Merci Percian. Rentrons chez nous.
Nous nous baissâmes tous d’un seul mouvement. Notre image se brouilla et quelques instants plus tard, douze loups couraient au flanc de la colline. A leur tête, un loup d’or.
J’étais grisée par la vitesse de notre course dans la nuit. Le vent glacé dans mes longs poils de bronze et de sable. Enfin, je la vit devant moi, la forêt des maudits, aux arbres immenses au feuillage épais et sombre. Je ralentis l’allure et attendis que les autres fussent à mon niveau pour m’engager dans l’obscurité du couvert des arbres. Nous reprirent notre forme humaine, lorsque l’on parvint au cœur de la forêt, dans une clairière au milieu de laquelle se dressait le manoir. C’était une immense bâtisse de pierre blanche dans laquelle nous vivions. Notre meute est constituée de douze membres. Je me nomme Erilys; je suis la plus jeune de tous; j’ai les cheveux blonds et les yeux d’un vert vif et le regard pénétrant. les autre membres sont: Percian, il est en quelque sorte le dominant; Jariha, une jeune femme brune aux grands yeux bleus brillants et au sourire charmeur. Elle était amoureuse de Wirio, un jeune homme aux cheveux blonds, les yeux bruns, et le regard franc. Il y avait aussi Syllah, les cheveux couleur du bois, les yeux noirs, elle était la sœur de Percian et de Brioris qui était lui, le portrait craché de son frère, bien que un peut plus petit. Jiehys, une jeune femme brune et Sireal un jeune homme dont la joue était barré d’une cicatrice, étaient inséparables. Ils exécutaient leurs missions ensembles, et leurs esprits étaient tellement proches qu’ils n’avaient pas besoin de se parler pour se comprendre. Cerhia était une jeune femme magnifique aux cheveux roux et aux yeux bleus. Trierae était de loin le plus beau, avec ses yeux bruns et ses cheveux d’ambre. Braerik était le guerrier de la meute. Le crâne rasé, les yeux gris, et le corps musculeux. Callia, ma grande sœur, avait des cheveux de jais et des yeux bleus. mis à part la couleur des yeux et celle des cheveux, nous étions en tout point identiques.
Nous étions des Maudits. Des assassins ayants la capacité de prendre une forme animale.
nous pénétrâmes dans le manoir et je montais dans ma chambre. je m’assis devant le miroir et à l’aide d’une serviette humide, j’entrepris de nettoyer le sang qui maculait mes bras et mon visage. Quand ce fut fait, j’essuyait ma dague avant de la ranger a sa place dans ma manche. Quand j’eus finit, je me levais et allait m’étendre sur mon lit. je fermais les yeux et m’endormis immédiatement.
je me réveillait en sursaut. un simple regard autour de moi me suffit pour voir que nous étions en plein milieu de la nuit et que quelque chose clochait. je me levais, et sorti de ma chambre. dans le couloir, je vis Percian et Wirio. Eux aussi avaient étés réveillés. On monta tous trois aux étages supérieurs pour réveiller les autres. Mais nous n’eurent pas besoin. Ils étaient déjà tous levés. Un silence pesant était brutalement tombé sur la forêt comme une chape de brouillard épais. C’était ce silence étrange qui nous avait réveillé. nous descendîmes au rez-de-chaussée sans le moindre bruit ni le moindre échange de parole. Aucune lumière ne fut allumée. Nous n’en avions pas besoin. On se regroupa dans la grande salle. Chacun avait sortit ses armes. La tension était presque palpable dans le manoir. Percian se retourna et dit dans un imperceptible murmure “nous sommes encerclés”. Un frisson me parcourut. Qui avait bien pût pénétrer dans la forêt? Mais surtout, qui se risquait à venir attaquer les plus redoutables assassins sur leur propre terrain? Jamais personne n’avait osé pénétrer dans la forêt des maudits. Et pourtant, il y avait bien quelqu'un dehors, et ce quelqu’un ne leur voulait pas du bien. Sans avoir besoin de se concerter, on se sépara et, comme des ombres, chacun se fondit dans les ténèbres de la pièce, si quelqu’un était entré à ce moment dans la pièce, il n‘aurait vu qu‘une pièce vide. Chacun se dirigea vers une fenêtre pour essayer de distinguer quelque chose dehors. Quelques instant plus tard, j’entendis la voix de Wirio.
-J’ai crus voir quelque chose dehors mais je ne suis pas sûr. Ce n’est peut-être rien, mais on ne sais jamais. Et vous?
tous répondirent qu’ils n’avaient rien vus. Les muscles tendus à craquer, j’observais les arbers obscurs dans l’espoir d’apercevoir quelque chose. Il n’y avait rien, une légère brume commençait à s’installer ce qui ne risquait pas de nous faciliter la tâche. des frissons me parcouraient le corps. Pour la première fois de ma vie, je ressentis de l’angoisse. J’avait toujours été celle qui traquait; et aujourd’hui, les rôles étaient inversés, et j’avais peur. Mais j’avais eut un entraînement à toute épreuve et je gardais mon sang froid. Soudain, entre les arbres, je vis un mouvement. 9a n’avait duré qu’un instant mais j’en étais certaine, il s’agissait bien d’un homme. Il se déplaçait avec souplesse et une vitesse surprenante qui trahissait un grand entraînement.
-Il y a quelqu'un dehors. murmurais-je. Un homme assez grand. Il est entraîné et se déplace très vite. Et je ne crois pas qu’il soit seul.
- Et d’après toi, ils sont combien? me demanda une voix que je reconnus comme celle de Cerhia.
-ils sont sûrement douze. Ils ont dus créer une élite d’hommes à notre image pour pouvoir se débarrasser de nous.
-ça se tien. murmura Trierae.
-Si ils sont entraîné pour nous combattre, ils doivent avoir être redoutables et nous risquons d’avoir des difficultés à nous en débarrasser. Je ne veux risquer aucune de nos vies. nous nous occuperons d’eux lorsque nous serons en position de force, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Passons par le tunnel et partons.
chacun de nous acquiesça. on pris la direction de la cuisine. au fond de la salle, à côté d’une lourde étagère en bois de hêtre, se trouvait une porte sombre au lourd levier de fer forgé. Percian s’avança et ouvrit la porte, sans le moindre bruit. nous nous glissâmes silencieusement par l’entrebâillement. mais au moment ou je disparaissait à mon tour dans les ténèbres, je fus certaine d’entendre la porte du grand hall s’ouvrir dans un bruit sourd. Une impression de panique m’envahit. Je voulut me mettre à courir; m’enfuir le plus loin possible. J’inspirait profondément et aussitôt, je sentit mon courage revenir, telle une grande vague de chaleur. je voulais fuir? et bien c’était exactement ce que nous étions entrain de faire. je fermais la porte en douceur, sans bruit, puis je descendit les quelques marches et je retrouvais mes compagnons qui m’attendaient, devant un trou béant au fond d’un coffre. nous nous glissâmes dans le tunnel chacun notre tour, sans précipitation, pour éviter de faire le moindre bruit. le tunnel était étroit et la seule manière de se déplacer dans ce petit conduit était de ramper. je détestais cette impression d’oppression que provoquent les endroits clos et étroits. ma respiration s’accéléra mais je continuais de progresser calmement, la boue grasse me ralentissant considérablement, collant sur mon visage et mon corps, entrant dans mes vêtements, par tous les interstices. je ne sais pas combien de temps nous avons rampés ainsi, dans la boue et l’obscurité; j’avais perdu la notion du temps. Mes bras me lançaient, et mes épaules étaient douloureuses. la boue dans mes vêtements de cuir m’irritait. l’air était chaud et lourd et je n’entendais que le souffle difficile de mes compagnons, certainement aussi épuisés que moi. Enfin, je sentit une légère brise sur mon visage couvert de boue. je poussais un soupir de soulagement et je me remis en route, de nouveau pleine d’entrain. Quelques instants plus tard, je pus distinguer le bout du tunnel. Il faisait encore nuit dehors. arrivée au bout, je me relevais enfin, courbaturée et couverte de boue de la tête aux pieds.
-Bien, dit Percian; nous sommes sortis du tunnel et du manoir mais nous ne sommes pas encore sortis d’affaire. Partons de la forêt. Nous reviendrons dans quelques mois, lorsque nous serons sûr que nous sommes hors de danger. En attendant, allons nous en. je ne pense pas que ces hommes sont stupides. Ils ont sûrement découverts notre tunnel à l’heur qu’il est. Ils ne doivent pas êtres loin derrière nous.
-Lorsque nous sommes entrés dans la cave, je suis certaine d’avoir entendue la porte d’entré du grand hall s’ouvrir. dis-je.
-Je l’ai entendu aussi. Dit Callia.
-Bien. Alors ils ne sont sûrement pas très loin. dit Syllah.
-Mais qui sont-ils? demanda Wirio.
-Pour l’instant nous l’ignorons, mais dès que nous serons en sécurité, nous ferons notre enquête, puis, nous aviserons. répondit Percian.
-Et bien moi, je plein celui qui est à l’origine de tout çà. Dit Braerik.
-bien, alors allons-y! dis-je.
nous bondirent tous d’un seul mouvement, comme une seule entité. Notre image se brouilla, et nous prirent l’apparence de loups, couverts de boue. Mes muscles étaient douloureux, et je me dit que si je ne m’arrêtait pas pour boire dans les minutes qui suivait, j’allais tomber raide. Aussi, lorsque Percian nous accorda une pause, je me jetais avidement dans le ruisseau qui coulait près de là. Brioris vint se placer près de moi pour boire. J’entrais dans le cours d’eau pour me nettoyer de la boue qui me collait les poils, bientôt suivie par le reste du groupe. enfin, je sortis de l’eau, toujours suivie de Brioris. Je m’ébrouais pour me sécher, et m’allongeais dans les feuilles mortes au pied d’un arbre, les feuilles d’or en harmonie avec le miel de ma fourrure. J’étais sur le point de fermer les yeux, lorsque soudain, j’entendis un sifflement et vis Brioris s’écrouler. Je me levais d’un bon en poussant un cri de surpise. Les autres accoururent auprès de moi. Aussitôt, une pluie de flèche nous tomba dessus. je les évitait tant bien que mal, et parvint a arriver près de Brioris. Mais il était déjà trop tard, il était mort. Sans un cris, d’une seule flèche dans le poitrail qui l’avait pris par surprise. Avait-il eut le temps de comprendre ce qui lui arrivait avant de mourir? Quelle avait été sa dernière pensé avant le néant insoluble de la mort? quelle avait été la dernière chose que ses yeux avaient vus avant le noir glacé de la mort? Je ne pourrais jamais répondre a aucune de ses questions.
- Viens Erilys! Tu ne peux rien faire pour lui! sauve toi! me cria Callia. Je revint à mes esprits, et après un dernier regard au corps de Brioris qui, petit à petit avait repris forme humaine et semblais me regarder des ses grands yeux noirs, calme, presque attendri, je fis demi-tour et parti aussi vite et aussi loin que je le pus. Mais soudain, une douleur aiguë me pris dans la cuisse. Je m’effondrais, ma jambe droite refusant de me soutenir. Je fis un roulé boulé dans les feuilles et sentit la pointe de la flèche s’enfoncer plus profondément dans ma cuisse. Mon sang rouge maculait mon pelage d’or. Incappable de me relever, je vis les autres courir, s’éloignant petit à petit de moi. A tout moment, je m’attendais à recevoir la flèche fatale qui ne venait pas, faisant monter mon angoisse. Terrorisée, je poussait un long hurlement de désespoir. Je vit les autres s’arrêter net et se retourner. Je vis Callia, Percian et Braerik revenir en courant, les autres restant en arrière, hors de porté des flèches. Je vis les trois loups éviter avec agilité la pluie de flèches qui leur tombait dessus. Braerik s’arrêta près de moi et repris forme humaine tandis que je voyais Callia et Percian continuer leur couse en zigzagant entre les flèches pour atteindre les archers. La douleur me fit reprendre forme humaine; et tout ce dont je me souviens, c’est de Braerik me prenant dans ses bras puissants, me soulevant du sol et repartir en courant. Er je sombrais dans les limbes de l’inconscience.
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Posté le 23.01.2008 par erilys
chapitre 2
lorsque je rouvris les yeux, Callia était penchée au dessus de moi, ses yeux bleus brillant d’angoisse. Une douleur sourde et lancinante me tiraillait dans la cuisse. je voulu me redresser, mais Callia me repoussa doucement dans mes oreillers.
-repose toi encore un peut. Me dit-elle
-Où sommes nous? demandais-je.
-Dans une auberge à proximité de la forêt. On ne pouvais pas se permettre de faire trop de route avec cette flèche plantée dans ta cuisse.
-je suis désolé. J’ai été stupide.
-C’était normal. On ne peux pas t’en vouloir pour ça. Et tu as bien fait d’aller t’assurer qu’il était bien mort. Tu imagines si on avais laissé derrière nous l’uns de nôtres encore vivants?
un frisson me parcourut.
-Pourquoi ne m’ont-ils pas achevés lorsque j’étais à terre? C’était pourtant simple. Une seule flèche, et je passais de vie à trépas. Une seule flèche, décisive et fatale.
-Je l’ignore. Ils voulaient peut-être capturer l’un de nous vivant.
-J’espère que nous n’aurons jamais l’occasion de le vérifier.
-moi aussi Erilys, moi aussi.
-Que c’est -il passé après que Braerik m’ai récupérée? Je vous ai vu, toi et Percian attaquer ces hommes.
-Nous les avons effectivement attaqués, mais ne faisions pas le poids. Nous étions deux et eux étaient douze. Percian s’en est sortit indemne, mais de justesse. Quand à moi, je me suis pris un coup de poignard dans le ventre.
-C’est à se moment que je remarquais qu’elle ne portais pas de vêtement mais seulement un épais bandage.
voyant la lueur inquiète qui brillait dans mon regard, elle répondit:
- mais heureusement, j’ai bougé assez vite, et la lame n’a pas put pénétrer assez profondément pour atteindre les organes vitaux. Lorsqu’on a vus que Braerik avait réussi à te transporter hors de porté de leurs flèches, nous avons battus en retraite tant bien que mal et nous nous sommes enfuis dans la forêt en brouillant les pistes du mieux que nous avons pus afin d’être sûr qu’ils ne nous suivaient pas. Et crois moi, ça n’étais pas une mince affaire.
-j’imagine bien!
-Nous avons dus nous séparer en plusieurs groupes pour les semer.
-alors nous ne devons pas traîner ici! ils vont finir par retrouver nos traces!
-réfléchis! ça fait trois jours que nous sommes ici! ils ont suivis un entraînement très proche du notre! ils savent déjà que nous sommes ici.
-alors nous devons partir!
-dès que tu seras suffisamment remise.
-je suis remise!
-nous verrons demain. Pour l’instant repose toi encore un peut.
je savais que je n’avais aucune chance de la faire changer d’avis, aussi j’obéit. Je fermais les yeux et sombrais aussitôt dans un sommeil troublé, dans lequel je revoyait le visage de Brioris, les yeux écarquillés de surprise, le visage blanc, la poitrine couverte de sang. il voulait me dire quelque chose. Ses lèvres remuaient faiblement, mais aucun son n’en sorti. Il était mort, mais pourtant, il me parlais. réalisant que cette idée était absurde, je me mit à hurler. ce hurlement ce mua en cri de douleur. Une flèche était enfoncée dans ma cuisse et je voyais la pointe dépasser. Je me retournais, et je vis, devant moi, une ombre immense, menaçante, brandire un arc, encocher la flèche, tirer. La flèche vrombit, filant droit vers moi, et moi je la regardais, incapable de détourner le regard ou même de fermer les yeux. La flèche avançait toujours, inexorablement. je poussait un cri, et me réveillait en sursaut. j’étais couverte de sueur, et la gorge sèche. Mon cœur battait à la chamade et ma jambe me lançait violemment. Je vis sur une commode un peut plus loin, un cruchon de terre. Je me levais pour aller y boire, mais au moment ou ma jambe toucha le sol, une violente douleur me traversa le corps et je m’effondrais sur le sol. J’étais incapable d’arrêter les tremblements qui me prirent dès cet instant et je restais ainsi près d’une heure, allongée sur le sol froid, tremblant de tout mon corps, traversée de spasmes violents qui me coupaient le souffle. Enfin, les tremblements s’apaisèrent, et je pus ramper jusqu’à la commode pour attraper le cruchon je vidais en entier. Une fois ma soif étanchée, je parvins à me lever en m’aidant des meubles. je fis quelques pas hésitants, mais sentant la douleur revenir, je retournais dans mon lit et m’allongeais. Et si je ne pouvais plus jamais marcher comme avant? J’écartais bien vite cette hypothèse. Il suffisait d’un peut de temps pour que sa guérisse tout simplement.
La chambre était exiguë, la fenêtre fermée, les rideaux tirés, le petit lit dans un coin, et le mobilier trop grand pour la pièce, tout cela me donnait une impression d’étouffement, d’oppression. Je me levais lentement, inquiète de ne pas réveiller la douleur. J’avançait doucement vers la fenêtre et écartais les rideaux. J’étais sur le point d’ouvrir la fenêtre, lorsque je vis une ombre se glisser le long des bâtiments, profitant de l’ombre de la nuit, et se glisser sans le moindre bruit dans l’auberge. Je n’avais aucun doute sur l’identité de cet homme. Tous les sens en éveil, je bondis hors de ma chambre. Je devais réveiller les autres avant que l’un d’eux ne se fasse tuer. ignorant la douleur qui montait le long de ma cuisse, je courut jusqu’à la chambre à côté de la mienne. J’entrouvrit la porte et m’avançait vers le lit. J’étais sur le point de réveiller son occupant, lorsque je vis que je ne le connaissait pas. Je sortit rapidement de la chambre sans réveiller personne, et courut vers la chambre suivante. Je n’avais que très peut de temps avant que l’assassin n’arrive à cet étage. J’ouvrit la porte lentement et je m’apprêtais à entrer, lorsque soudain, une ombre qui se tenait prête, bondit sur moi, m’immobilisa sans difficulté et me plaqua une lame glacé sous la gorge. Mais malgré ma convalescence, je n’avais rien perdue de mes réflexes. Je lui balançait mon coude dans le ventre, l’obligeant ainsi à reculer et à me lâcher la main. D’un brusque mouvement, je me débarrassait de lui et bondit à mon tour, la lame de mon long couteau brillant à la lumière de la lune. j’étais sur le point de frapper, lorsque je le reconnus. C’était Trierae.
-Erilys! murmura-t-il.
-Ils sont ici!
- j’aurais put te tuer!
-Et moi donc! Ils sont ici je te dit!
-comment ça?
-J’ai vu l’un d’entre eux entrer ici! Il faut prévenir les autres avant qu’il n’arrive!
-Depuis le temps, il doit déjà être a cet étage.
-alors il faut se dépêcher!
-Nous allons aller chacun dans une chambre réveiller les autres. Mais nous devrons faire vite pour qu’il ne nous voit pas. occupe toi de la chambre de droite, je m’occupe de celle de gauche.
-ok.
Il entrouvrit la porte et jeta un coup d’œil dehors.
-Il est dans ta chambre! allons-y!
Nous bondîmes dehors tel deux chats, le poil hérissé, prêt a l’attaque. d’un seul mouvement, je me glissait jusqu’à la porte et pénétrais dans la chambre. Je m’approchais du lit double et réveillait Jariha et Wirio.
-Ils sont là! murmurais-je. Ils bondirent du lit d’un seul mouvement.
ils étaient tout habillés.
-Ne sortons pas tous en même temps. Dit Wirio. Qui as tu réveillée?
-Seulement Trierae.
-bien. Je vais voir Percian. Ne bougez pas de là. Et il sortit en trombe de la chambre, après avoir vérifié que le couloir était vide. Quelques instants plus tard, la poignée de la chambre tourna lentement et la porte s’ouvrit en douceur, sans le moindre grincement. Jariha sortis lentement sa courte épée de son Foureau dans un léger crissement métallique. Je me tenais prête, mes deux dagues au clair, les jambes légèrement fléchie, prête à bondir. Mais ce n’étais que Wirio accompagné de Percian.
-Erilys, va réveiller ta soeur. Dit ce dernier. Wirio, retrouve Trierae. Il a du aller réveiller Syllah. Jariha, occupe-toi de Jiehys et Sireal. Moi je m’occupe de Braerik. On se retrouve ici.
l’un après l’autre, chacun disparut dans les ténèbres inquiétantes du couloir. je me glissait dehors et disparut dans les ombres glacées, frôlant les murs, sur la pointe des pieds, attentive au moindre bruit suspect.
alors que j’arrivais devant la chambre de Callia, je vis que ola porte était entrebâillée. Je m’avançait lentement et poussait la porte suffisamment pour que je puisse voir à l’intérieur. le lit était tout près de l’entrée. L’homme se tenais là, dressé au dessus de Callia, le visage baissé sur ma sœur endormie. Il était vêtu d’une longue cape noire. Son visage était dissimulé dans l’ombre et je ne pus donc pas voir à quoi il ressemblais. Lentement, je le vis sortir de sous sa cape, un long couteau à la lame noire. il le leva au dessus de Callia,.je bondis. Nos lames s’entrechoquèrent, dans un grand bruit, réveillant Callia. L’homme ne sembla pas du tout surpris par mon apparition. Il contra ma première attaque sans la moindre difficulté, et tenta à son tour de me planter sa lame entre les côtes. Aussitôt, le combat commença. Nous étions tel deux danseur et seul le plus endurant survivrait à ce ballet mortel. Il attaquait avec une précision presque chirurgicale, et parait mes coups avec une facilité déconcertante. Callia cherchait en vain à venir me prêter main forte, mais moi et l’homme étions si proches physiquement, qu’elle risquais de me blesser en attaquant.
Son corps frôlait le mien, provoquant des frissons d’excitation le long de mon dos. je sentais son souffle chaud sur mon visage, et je songeais à tout ceux que j’avais tuée en sentant avec la même intensité leur présence et la moindre preuve de la présence de vie dans leurs corps. leur souffle, leurs mouvements, leur inconscience, même les battements de leur cœur. J’accélérais mes mouvements à un tel point, que mes lames devinrent floues. Mon adversaire était obligé d’anticiper chacun de mes mouvements. Une seule erreur d’appréciation, et ce serais la mort. Comprenant cela, Callia s’avança sans éveiller l’attention de l’homme et au moment où il passait à proximité, elle lui balança son poignard dessus. Surpris, il fit un mouvement pour l’éviter, mais cet instant d’inattention était la mort assurée. Il ne le compris que trop tard. Immobile, son regard descendit lentement jusqu’à son ventre et d’une main, il alla caresser le manche de ma dague. Il leva son visage vers moi et je pus enfin le voir. Il était jeune, sûrement du même âge que moi, les cheveux châtains, et étranges yeux d’or jaune écarquillés, par la stupeur. l’espace d’un instant, je me sentit très proche de lui. Puis, il s’effondra, et le lien se brisa, lorsque nos regard se séparèrent. Je me baissait, et ramassait la lame noire. un reflet bleu la parcourut lorsque mes doigts l’effleurèrent. A ce moment, La porte s’ouvrit brutalement et le reste de la meute entra dans la petite pièce.
Percian regarda le corps de l’homme étendu devant moi, et me jeta un regard surpris. Je plongeais mon regard dans le sien. au bout de quelques secondes, il sourit, et hocha la tête.
-Il a tué Cerhia et Trierae.
J’ignore comment c’était possible, mais je le savait. J’acquiesçait.
-Partons. Dis-je. Quelques instants plus tard, une meute de neuf loups galopaient dans la lande, et à leur tête, une grande louve d’or.
Posté le 14.03.2008 par erilys
Ma blessure c’était rouverte et le poil de ma cuisse était collé et poisseux, couvert de l’épais coulis rouge du sang. La douleur me faisait boiter, et si je ne me reposais pas bientôt, j’allais m’effondrer. Callia me rejoint.
-Cela fait près d’une journée et une nuit que nous courrons. Tu n’est pas rétablie, et c’est déjà un miracle que tu aies pus te lever de ton lit. Trouvons un lieu sûr et arrêtons nous.
J’acquiesçais, incapable de produire le moindre son. Je me demandais en effet comment j’étais parvenue à me lever, me battre et courir, alors que quelques minutes plus tôt, je m’étais effondrée sur le sol en tremblant.
La douleur était de plus en plus intense, m’assaillant par vague, brouillant ma vue, faisant trembler mes membres et brûlant mon corps, tel un incendie de forêt ravageant tout sur son passage. Soudain, je trébuchais sur une aspérité du terrain, et m’écroulais. J’étais incapable de me relever. Mon corps était traversé de spasmes violents, et mon souffle était rapide, et irrégulier. Mon image se brouilla, et je repris forme humaine. Le reste de la meute m’avait rejointe et avaient à leur tour pris forme humaine. Braerik me repris dans ses bras puissants et me souleva de terre comme si je ne pesais rien. Mais mes tremblement s’accentuèrent, et ma salive qui c’était accumulée dans ma bouche commença à couler de mes lèvres entrouvertes, mêlée de sang. Braerik courut jusqu’à un bouquet d’arbres proche et me déposa rapidement au sol. Syllah se pencha sur moi, ses yeux noirs brillants d’inquiétude. Elle posa sa main fraîche sur mon front brûlant.
-Elle a de la fièvre. Allez me chercher de l’eau froide et trouvez moi des chiffons propres.
Elle inspecta, avec beaucoup de difficultés à cause de mes tremblements, ma cuisse couverte de sang coagulé.
-La blessure c’est rouverte, je vais devoir recoudre... Il y a quelque chose dans cette blessure qui n’est pas normal. J’ai déjà soigné des blessures de flèches, et aucune n’a provoqué une telle réaction. la blessure est propre et j’ai vérifié la flèche pour voir si elle n’étais pas enduite de poison, et ce n’étais pas le cas. Ce n’est pas normal. Elle écarta les lèvres poisseuses et gluantes de la plaie pour inspecter l’intérieur. Je hurlais de douleur en sentant ses doigts pénétrer dans mes chaires. Entre temps, Callia et Braerik étaient revenus avec de l’eau et des chiffons. Callia s’agenouilla près de moi, trempa un chiffon dans l’eau glacée, et entrepris de me nettoyer le visage et la bouche.
-Je cois qu’il y a quelque chose dans la plaie qui n’y étais pas la dernière fois lorsque je l’aie soignée. dit Syllah.
Elle enfonça de nouveau les doigts dans la plaie. Je poussait de nouveau un hurlement, et, la douleur devenant insupportable, je perdis connaissance.
Lorsque je rouvrit les yeux, le soleil brillait au dessus de moi. Les autres dormaient encore autour de moi. Un épais bandage me serrais la cuisse. J’avais la bouche sèche et les lèvres couvertes de sang coagulé. près de moi, Syllah étais assise, le menton reposant sur sa poitrine. Elle avait sûrement dû vouloir me veiller et avait finit par s’endormir. Comme je m’en doutais, Percian n’étais pas là. Il devais monter la garde, dissimulé non loin de là. Je me levais lentement, tremblante, et je marchais jusqu’au cours d’eau un peut en aval. Le sol était glissant, aussi, j’avançais avec prudence. Arrivée devant la rivière d’eau claire et glaciale qui venait du sommet d’une montagne proche, je m’agenouillais et me rinçais le visage, poisseux de transpiration et de sang. Ensuite, je bus jusqu’à ce que je n’en puisse plus. Faible et épuisée, le chemin d retour sur la pente glissante ne me paraissait que peut engageant, aussi, je m’allongeais quelques instants dans l’herbe humide de la rive. Je fermais les yeux, mais à ce moment là, les images de Brioris, Cerhia et Trierae s’imposèrent à moi. La tristesse m’envahit d’un seul coup, m’étouffant, me broyant, me déchirant. Je ne put retenir les sanglots qui me bloquaient la gorge, me coupaient le souffle. De grosses larmes roulaient sur mes joues, brillant dans le soleil, telles des perles de nacre.
-Je vous vengerais. Je vous en fait le serment, je vous vengerais. Vous mes frères.
-Et tu ne seras pas seule!
Je me retournais vivement, surprise, mais ce n’étais que Percian.
-sèche tes larmes petite sœur. On ne pleure pas les morts tant qu’ils n’ont pas étés vengés.
j’acquiesçais et essuyait du revers de ma manche ma joue ruisselante.
-Trop d’entre nous sont morts. Il nous faut le sang de celui qui à causé ces morts. dit-il.
-Et les tuer tous... Tous, jusqu’au dernier. Le chef et ses larbins, ses soldats, ses assassins... Aucuns ne survivrons.
-Et si le commanditaire étais le roi; tu tuerais tout le royaume pour venger les trois vies qui nous ont étés prises? Ne gaspille pas ta salive en vaines paroles, agit!
-tu as raison, mais que faire contre des ennemis dont on ne connais rien?
-Pendant que tu étais souffrante, j’ai inspecté la dague que tu avais récupéré sur le corps de celui qui a tué Cerhia et Trierae. Il s’agit d’une lame de lune. Les lames de lunes sont les armes des assassins royaux. Celui qui est capable d’acheter une telle arme, peut employer n’importe quel assassin, à condition de lui confier la lame pendant la durée de la mission. C’est un rite très ancien, qui permet de lier l’assassin à son employeur. Très peut d’hommes aujourd’hui on accès à ses lames, et le simple fait d’en posséder une peut te faire perdre toute influence et t’empêcher de créer des liens avec quiconque, car personne ne veux fréquenter quelqu’un capable d’engager les plus talentueux assassins, c’est beaucoup trop risqué. Ce qui réduit donc considérablement notre champ de recherche.
Je sortis délicatement l’arme du fourreau de cuir attaché à ma ceinture de cuir. d’un mouvement souple du poignet, je fit glisser la lame dans ma main, pour bien sentir le contact de froid de l’acier sur la paume de ma main. La lame noir brillait d’un éclat étrange, presque malsain. Je serrais la poignée fortement ouvragée dans ma main, et ne pu m’empêcher de remarquer la perfection avec laquelle cette arme avait été forgée. La soie était parfaite, la lame incurvée aussi tranchante que celle d’un rasoir, l’équilibre parfait, et la poignée venait se placer d’elle même au creux de ma main. Ainsi, c’étais cela une lame de lune... Celle-ci représentais la mort de mes amis, de ma famille, de ma Meute. J’avais soif de sang. une soif brûlante, dévorante, un désir de vengeance, si fort, si intense, que j’en eu le souffle coupé.
Cette arme, je la nommais vengeance...
Nous regagnâmes le campement, alors que la nuit commençais à tomber. Mes jambes ne tremblaient plus. Lorsque nous arrivâmes, les autres étaient déjà tous levés, et avaient effacés toute trace de notre passage. Nos images se brouillèrent au moment où nous nous élancions. je sentais mes muscles rouler sous ma peau. Mon poil d’or brillant de mille feu, sous l’éclat du soleil couchant. Je filais, telle une comète à travers le paysage, boule de feu filant à toute allure. De chaque côtés de moi, je voyais mes compagnons. Ils avaient des difficultés à soutenir mon allure; mais j’étais grisée par la vitesse, et rien n’aurais put me faire ralentir, si je n’avais pas vue que Percian et les autres s’arrêtaient.
je fis demi-tour et les rejoignit au petit trot.
-pourquoi vous arrêtez vous?leur demandais-je.
-Cela fait près d’un jour que nous courrons à une allure infernale! il est grand temps de se reposer. Dit Percian.
-Comment cela près d’un jour? Nous sommes partis il y a à peine une heure!
-Tu es sûre que tout va bien?
-Oui... fis-je hésitante.
-tu ferais peut-être bien de te reposer un peut. C’est peut-être le contre coup de ta blessure.
-c’est possible...
Mais un affreux doute me rongeais.
je m’installais à l’ombre un grand chêne, pendant que Sireal montais la garde. Mes compagnons étaient épuisés. Je fermais les yeux dans l’espoir de trouver le sommeil, mais je n’y parvint pas. La douleur dans ma cuisse me lançais, se propageant telle un poison dans toute ma jambe. Bientôt, elle s’étendrais dans tous mon corps. A ce moment là, je mourrais. J’ignore comment je le savais, mais j’en avais la certitude. Le soleil de midi venais déposer sur ma peau de petites taches dorées, en faisant passer ses rayons entre les branches feuillues de l’arbre. Mais je ne ressentais aucune chaleur. Seulement le froid glacial du mal qui me tuais lentement. Les premiers tremblements commencèrent dans mes jambes. Je luttais pour garder le contrôle de mon corps, mais les muscles de mes jambes ne voulurent pas m’obéir. La peur me tiraillait les entrailles et me nouais la gorge. je sentais mon rythme cardiaque s’accélérer. Je me forçais à garder l’esprit clair et la respiration calme. incapable de réfléchir correctement, je ne vis qu’une seule solution. Je devint floue, et quelques instants plus tard, une louve d’or tremblante étais couchée au pied du grand chêne, le soleil jouant dans sa fourrure de miel, provoquant mille reflets irisés. Petit à petit, la douleur reflua, mes tremblements s’apaisèrent, et mon cœur repris son rythme calme et posé habituel. Je me dirigeais vers Percian. Il étais allongé un peut plus loin, les yeux fermés, la respiration calme de ceux qui dorment. Mais je savais que ce n’étais pas le cas.
- Qu’y a-t-il Erilys? Il se redressa et ouvrit les yeux.
- La flèche, il y avais quelque chose dessus. J’ignore quoi, mais je sais que ça agit comme un poison.
- et pourtant, syllah n’a rien détecté dans ta blessure, et tu est encore en vie.
- Peut-être que Syllah n’a rien détecté parce qu’elle ne cherchais pas ce qu’il fallais chercher.
- Que veux-tu dire?
-Elle cherchais sûrement un poison, don un liquide, mais et si la chose en question étais un solide. Quelque chose libérant un poison mortel lentement. Quelque chose qui les attires..on. Cela expliquerais comment ils nous trouvent si facilement.
- c’est possible, mais dans ce cas, pourquoi n’es-tu pas encore morte?
-Cela faisait parti de leur plan. Ils savent que nous nous transformons en loup. Et dans ces situations là, le système immunitaire du loup est additionné au notre, ce qui me permet de combattre le poison. C’est pour cela que je ne ressent aucune douleur quand l’instinct animal du loup prend le dessus. Et lorsque je prend l’apparence d’un loup, mon corps et mon esprits sont tellement accaparés par le combat cotre le poison, que je n’ai plus aucune notion de la réalité.
-c’est pourquoi tu as en ce moment même l’apparence du loup...
- Oui. Mais cela veux dire aussi que si nos ennemis ne m’ont pas achevés, ce n’est pas parce qu’ils n’en ont pas pis la peine, car c’est une erreur stupide, mais parce que ce qu’ils désirais, c’étais que je parte avec vous.
- Donc d’après toi, ils savent exactement où nous sommes?
- Oui. Et ils sont peut-être déjà là...
Une lueur d’inquiétude brilla dans son regard. Il se redressa brusquement, et partit en courant vers l’endroit où Sireal montais la garde, moi sur ses talons. Mais lorsque nous arrivâmes, il étais trop tard. Sireal gisais sur le sol, la gorge ouverte, le sang qui coulais le long de son cou étais encore tiède.
Posté le 14.03.2008 par erilys
chapitre 4
Une rage terrible s’empara soudain de moi. L’odeur du sang me montais à la tête. La meute étais entrain de s’effriter à une vitesse plus qu‘inquiétante. D’abord Braeris, ensuite Cerhia et Trierae, et maintenant Sireal... La douleur et la rage se mêlèrent. Le sang me battais au tempes, mon cerveau cessa de fonctionner normalement. Plus rien ne comptais, plus rien n’existais autour de moi. Je courus jusqu’au campement, une colère aveugle s’étant emparée de moi; une rage proche de la folie grondais en moi, comme un monstre retenu emprisonné dans un espace trop étroit qui chercherais à s’enfuir, et dont les barreaux de la cage cédaient les uns après les autres.
La scène que je vis alors que j’arrivais au campement me pétrifia d’horreur. Un homme vêtu d’une cape noire, comme le précédent affrontais seul Jiehys, Syllah, Jariha, wirio et Callia. Braerik étais étendu plus loin, une profonde entaille à l’abdomen dénudais ces entrailles rouges et fumantes. Mais par miracle, il étais vivant. Je le vis à sa respiration qui soulevais son ventre en charpie. Nous ayant aperçue, Syllah quitta le combat d’on bond souple et gracieux, la mettant hors de portée de la lame de lune de notre adversaire et courus jusqu’à Braerik. Je m’apprêtais à me jeter dans le combat et à laisser ma rage et ma colère se déverser contre notre ennemi, lorsque, du coin de l’œil, je perçus un mouvement provenant d’un bouquet d’arbre un peut plus loin. Je me glissais lentement dans cette direction, et posais la main sur la poignée de Vengeance. C’est à ce moment là que je m’aperçue que j’avais repris forme humaine. Sans réfléchir d’avantage, je progressais lentement vers les arbres, mes muscles tendus, en alerte, tel un chat se préparant à bondir sur sa proie. Pensant sans doute qu’il étais inutile de se cacher plus longtemps, L’homme en cape noire sorti lentement de derrière les arbres. Il étais en tout point identique à celui que j’avais combattu deux jours plus tôt. Peut-être un peut plus grand, mais cela importais peut. nous nous tournions autour tel deux loups attendant le moment propice pour attaquer. Je savais exactement comment le forcer à attaquer le premier. Encore deux pas. Plus qu’un. Je trébuchais. Il bondit sur moi. D’un mouvement souple, je m’écartais de façon à ne plus me trouver sur sa trajectoire. Sa lame de lune m’entailla le bras, mais la blessure n’étais que superficielle, et je m’en désintéressais. Il étais dos à moi, déséquilibré, et tout proche. D’un gracieux mouvement du bras, plantais ma lame et la ressortis immédiatement pour ne pas me retrouver désarmée face à lui.. Il roula sur le sol et se releva souplement. Je l’avais raté. A cause de la cape, je n’avais pas bien vu là ou je devais frapper et je lui avais enfoncé ma lame dans l’épaule gauche au lieu de transpercer le cœur en glissant la longue lame sous l’omoplate. Je bondis en arrière pour me tenir hors de portée de son arme. La scène n’avais durée qu’une seule seconde, mais on aurais dit des heures. nous nous remirent à nous tourner autour tels deux fauves, crachants, furieux.
D’une main, il retira le capuchon qui lui dissimulais le visage. Ses yeux étaient de la même couleur d’or jaune que celui que j’avais tué, et ses cheveux avaient la même teinte châtain. Mais lui, il me souriais. D’un sourire carnassier, le regard avide.
- Ce combat promet d’être intéressant. Dit-il d’une voix grave et posée. C’est toi qui a tué mon frère n’est-ce pas?
impassible, j’acquiesçais sans rien dire. Un rictus glacial se dessina sur son visage.
-Alors il va me falloir le venger.
-Et mes frères devrons me venger, et les votes à leur tour ensuite voudrons venger les leurs, et cela ne s’arrêtera jamais.
-C’est possible, mais c’est pour cela que nous avons étés formés non? Tuer pour ne pas être tué.
- Alors je crains que ton enseignement ne porte pas ses fruits.
-Tu diras çà à tes amis lorsque tu les retrouvera. Ce qui ne devrais pas tarder. Son sourire s’agrandit en voyant un éclair de rage traverser mon regard.
-Nous n’avons rien en commun malgré ce que tu prétends. Nous sommes des assassins, mais nous tuons pour notre propre compte, par rapport aux intérêts que nous apportes une vie. Vous, vous tuez parce qu’on vous a dressé pour ça, comme des petits chiens bien dressés. je prononçais cette phrase avec tout le dégoût et le ressentiment qu’il m’inspirait. Il sembla que j’avais frappé au bon endroit et que ce que je venais de dire soit un sujet de discorde car malgré son sourire, je put voir certains signes de contrariété sur son visage. Sa mâchoire se crispa, ses yeux se rétrécirent et les commissures de ses lèvres tremblèrent, mais il se repris immédiatement. Nous nous immobilisèrent, nous fixant dans les yeux. Puis, tels deux fauves, nous bondirent l’un sur l’autre avec souplesse et grâce. j’évitais sa lame avec autant d’aisance qu’il évita la mienne. nous nous retrouvâmes l’un contre l’autre. je me renversais en arrière, évitant de peux son arme et lui balançais ma lame vers la jambe. Il évita le coup d’un bond souple. Je posais les mains au sol et lançais mes jambes pour me retrouver debout et assez loin de lui. Mais lorsque je me redressais, il étais encore collé à moi. nous échangeâmes des coups, mais aucun n’atteignit son but. Les lames s’entrechoquaient dans un bruit d’enfer. un instant, il me présenta son épaule. ma lame étais prise, donc de ma main libre, je me hissais sur lui. Il bondit au sol et j’eus tout juste le temps de le blesser au bras avant de bondir pour ne pas être entraînée au sol avec lui. D’une roulade souple, il se releva et vint immédiatement le plus près de moi possible. Il avais compris que cette proximité me gênais et il en profitais. Je n’étais pas assez forte physiquement pour le repousser. Il étais plus rapide, plus habile aussi que celui que j’avais battu précédemment. Je sentais l’odeur de sa sueur, la force de son souffle, la douceur de sa peau, les battements de son cœur contre le mien. Je voyais ses muscles se contracter, ses pupilles se dilater dans ses yeux au regard brillant. J’augmentais ma vitesse. Nos mouvements devinrent flous. Enfin, je parvint à “enrouler” ma lame autour de la sienne. Voyant je j’allais le désarmer, il lâcha la poignée et de sa main libre frappa mon bras. Surprise, je lâchais à mon tour mon arme. Le combat à main nue commença. Nos deux corps trempés de sueur se frôlaient, se touchaient. Nous nous plaquions l’un contre l’autre puis nous nous séparions tels deux danseurs exécutants une chorégraphie aux mouvements complexes. Il y avait dans ce combat comme quelque chose d’érotique. Soudain, derrière moi retentit un cri. Mes compagnons étaient enfin arrivés à bout de l’homme. Cela dût me déconcentrer car mon adversaire immobilisa brusquement les mains.
- Je dois partir à présent. Ce fut un plaisir. Me dit-il. Et il pencha son visage vers le mien et m’embrassa. Ses lèvres étaient douces. J’ignore pourquoi, je n’essayais pas de me libérer. Au contraire, je lui rendit son baiser. Il s’écarta de moi et lorsqu’il me lâchais, je m’effondrais sur le sol humide. Il m’adressa un sourire et en quelques enjambées disparut dans la pénombre du bouquet d’arbres d’ou il étais sorti. j’aurais voulu pouvoir lui déchirer la gorge avec mes dents en cet instant. Jamais personne ne m’avait humilié à ce point. Je me maudissait. Si seulement j’avais réussi à lui enfoncer ma lame de lune dans le corps... Au lieu de cela je l’avais laissé me manipuler. Stupide. J’étais absolument stupide. je sentie lentement la douleur dans ma jambe battre au rythme de mon cœur. Je ramassais vengeance et repris la forme d’une louve. Je rejoint mes amis. Aucun ne semblait avoir été témoin de la scène et j’en fus soulagée. Ils ne souffraient que de quelques égratignures, mais rien de très grave.
-Il ne faut pas traîner ici. Dit Percian.
- Nous devons enterrer le corps de Sireal avant de partir.
- Nous n’avons pas le temps. Il faut l’immoler.
Jiehys poussa un petit gémissement. Des larmes roulaient le long de ses joues, se mêlant au sang d’une éraflure qu’elle portait à la joue et qui rappelais étrangement la cicatrice de Sireal. Je m’approchais d’elle et lui mis la main sur l’épaule.
- Je suis désolée, mais nous n’avons vraiment pas le choix. Il est le premier de nos frères dont le corps ne servira pas à nourrir les charognards.
Elle acquiesça, l’air résignée. Ses yeux noisettes étaient rougis de larmes. Ses lèvres tremblaient et sa mâchoire était serrée. Elle ne voulait pas nous dévoiler ses sentiments, mais elle ne pouvais nous cacher ce que des années d’entraînement nous avaient appris.
Nous retournâmes tous près du corps de notre frère. Braerik le pris dans ses bras comme si il le pesait rien.
-Nous le brûleront en haut de cette colline. Dit Jiehys en tendant le bras vers la colline la plus proche.
Braerik acquiesça et entama la marche silencieuse, le corps de Sireal dans les bras, suivit de près par Jiehys, puis Syllah, derrière suivaient Jarhia et Wirio main dans la main, puis Percian, Callia, et moi, je fermais la marche, sous l’apparence d’une louve d’or.
Braerik déposa le corps au sommet de la colline. Chacun partit chercher du bois, et quelques instants plus tard, une grande pile de bois se dressait pour servir de bûcher funéraire. Braerik déposa le corps dessus. Jiehys l’avait lavé et arrangé de telle sorte qu’il semblait dormir, d’un sommeil très profond. Percian tendit une torche à La jeune femme. Celle-ci la pris d’une main, s’avança vers le corps de celui qu’elle aimait et déposa un baiser sur ses lèvres froides.
- Je t’aimes mon amour murmura-t-elle. Et je te jures que je te vengerais. J’en fait le serrement. Je te vengerais... Un souffle de vent vint lui caresser le visage, faisant voler ses longs cheveux de jais. Elle étais magnifique; grande élancée, belle, fière, et terriblement triste. Elle tendit la torche vers le bois, qui, malgré l’humidité pris rapidement.
- Adieu mon amour! dit Jiehys.
-Adieu Sireal! Dit Percian.
-Adieu mon frère! Dis-je.
Le soleil se couchait lorsque nous partîmes. Je jetais un dernier coup d’œil en arrière, et vit que Jiehys se tenait toujours près du bûcher consumé. Elle nous rejoindrais en temps voulu. Sinon, nous ne la reverrons jamais. Je hurlais un adieu auquel elle répondit d’un hochement de tête. et je partit. Je n’étais pas encore arrivée au pied de la colline, lorsqu’elle me rejoint.
- Plus rien ne me retient là-bas. Me dit-elle en désignant le sommet de la colline. Il n’y est plus. Je doit rester avec vous. Vous êtes tout ce qu’il me reste, et çà je ne veux pas le perdre.
J’acquiesçais et nous repartîmes.
quelques instants plus tard, huit loups couraient vers le nord. A leur tête, une louve d’or.